mardi 3 juillet 2007
i don't know how to download good
Condorcet: recalée, si les lycées moins prestigieux que les trois grands ne me prennent pas, je commence à avoir très peur pour mon année prochaine. si je n'avais pas fait mes dossiers au tout dernier moment, peut être que tout aurait mieux été, j'en attends un dernier, je scrute la boîte aux lettres et au lieu de la feuille verte tant désirée on m'informe qu'on regrette mais malgré tout l'interêt de ma candidature on ne peut pas l'accepter. il s'agit donc de se détendre, de rappeller et d'attendre.
j'ai le corps constellé de marques de piqûres de bêtes diverses, ne plus partir en week-end à la campagne soit, mais je vais y passer les trois semaines à venir, je n'en ai pas envie mais il faut de l'argent de poche pour partir autre part qu'ici.
Henri IV ne donne ses résultats que fin juillet, un mois d'incertitude devant moi ça fait beaucoup, j'espère qu'on me rappellera avant, j'espère qu'on voudra bien de moi surtout, mon dossier n'est pas rebutant, pas excellent mais bon quand même alors (appel muet à toutes les commissions qui m'intéressent) choississez-moi s'il vous plaît.
j'ai fait de l'ordre un peu partout, jeté des tonnes de passé à la poubelle comme au début de chaque été il s'agit maintenant de lire, beaucoup, des choses pour moi et pour préparer l'année prochaine histoire d'arriver en maîtrisant le programme -à peu près- sur le bout des doigts.
l'angoisse
dimanche 10 juin 2007
hooray for tuesday
je digère le dimanche matin à coup d'electro pop suédoise, je tente tant bien que mal de me noyer dans le kitsch, dernier rempart face à nos vies d'adolescents compliqués. cette journée me fait mal à la tête d'avance, enfin ce dimanche, jour qui coïncide souvent avec les perspectives d'avenir bloquées. je n'aime pas consoler les gens tristes parce que je ressens leur tristesse, pour certains encore plus que d'autres : j'ai passé un samedi soir un peu triste tout du moins en demi-teinte à cause d'un garçon qui l'était beaucoup.
j'ai des boutons, j'ai peur de l'épreuve du maillot de bain, c'est un dimanche normal en fait, je devrais prendre des photos de moi en tenue de bricoleuse mon rouleau de peinture à la main, la pop suédoise affirme elle même que ce n'est pas la fin du monde, essayons de la croire.
back to the books est mon nouveau slogan après ces mois de films et de n'importe quoi, il faut se (re)concentrer.
lundi 7 mai 2007
cause i'm leaving on a jetplane
je suis assise dans le petit jardin et je réfléchis.
sans doute est-ce sur les mêmes traverses que je m'asseyais il y a - trois ans déjà- pour fumer tant bien que mal en observant si aucune lumière ne venait à s'allumer. et le train de tout à l'heure est le même train qu'il y a un an : simplement je descends deux arrêts plus tôt. ces phénomènes de répétition sont intéressants, le train de onze heures six en avait déjà connu un, il y a quelques mois mais dans bien d'autres circonstances.
je pourrais éteindre tout moyen de communication et passer la semaine enfermée chez moi, mais ce n'est sans doute pas la meilleure chose à faire. j'en ai très envie. mais il s'agit de faire face, ce n'est même pas dur, je pars pour faire des choses que j'aime avec des gens que j'apprécie (ou l'inverse).
La lassitude du lundi matin.
dimanche 6 mai 2007
stitch after stitch
mercredi 9:14 a.m. départ
mercredi 11:08 a.m. arrivée
samedi 13:05 a.m. départ
samedi 16:19 p.m. arrivée
lundi 11:06 a.m. départ
mardi 13:06 p.m. départ
jeudi vers 11:00 a.m. départ
vendredi vers 16:00 départ
dimanche vers 11.00 arrivée
les trains sont devenus mes meilleurs amis, ils me permettent de gérer la fuite en avant institutionnalisée qui est un peu la mienne cette semaine sans que je le veuille vraiment. premier réveil dans un endroit qui pourrait être qualifié de chez moi, bien que cela soit chez mes parents ce matin, étrange impression, retrouver ce qu'on avait perdu si loin, mais qui est encore -un tout petit peu- le sien. aujourd'hui gérer l'avenir les dossiers les billets de train et réserver les places d'expos sur internet allô je peux dormir chez toi on mangera des pâtes instantanées et des gâteaux apéritifs en écoutant ces cds qui sont ceux de ma terminale, je ne peux pas dire mon adolescence. il faudrait que je répare mon ancien lecteur cd et que je compile désespèrement, un cd pour chaque voyage, mais je n'ai plus qu'un mp3 dont le casque a agonisé depuis bien longtemps.
je tenterai donc tant bien que mal de lire les illusions perdues j'aime collectionner ce genre de titre.
profiter tout d'abord de ce dimanche de pause
mardi 1 mai 2007
il y a des choses je le sais mais le malheur
retour à la vraie-fausse-vie c'est à dire celle de nuits blanches et des soirées enfumées. nécessité absolue de prendre sur soi pour dépasser l'interrogation perpétuelle sur la proportion de gens intéressants présents tout autour.
même si tout ça ne mène pas plus à grand chose qu'à rien, sauf à écrire des textos à cinq heures et demie absolument incohérents pour qui les reçoit. et on a beau parler de l'amour, on a beau essayer de le vivre dans une logique à chaque fois particulière et pourtant cette année n'aura été qu'une espèce de long chemin pour l'oublier, un peu. même si pas seulement, même si bien sûr il y a des choses qui ne valent que pour elles-mêmes et pas par rapport à un lui hypothétique, le premier à te dévorer le coeur.
pense-bête : arrêter de lancer des piques, ça fait tellement aigrie. je ne suis pas aigrie, j'ai fini mon concours, celui qui clôt les deux années de prépa et que je retenterai sûrement l'an prochain, les mois d'été s'ouvrent et pourtant j'ai peur.
samedi 21 avril 2007
notre-dame-des-possibles
j'ai oublié le cours de philosophie le plus important de l'année, celui que je me dois d'avoir lu-assimilé pour lundi neuf heures ou plutôt huit heures et demie au hasard de mes pérégrinations entre les différents appartements. ça ne décidera sûrement pas de mon avenir, cela m'attriste simplement. une fois de plus irresponsable, et une fois plus impossible de prendre soin des choses et de faire en sorte qu'elles se trouvent là où elles doivent être.
hier soir j'ai tenté tant bien que mal de résumer les quatre dernières années
ce qui donnait à peu près ça
première : vivre la différence à tout prix. peu de relations fortes. dépendance du regard d'autrui : extrême (en effet comment affirmer la différence, SA différence autrement ?) personnes peu intéressantes avec lesquelles je passe mon temps parce qu'il faut passer du temps avec quelqu'un. cinéma. escapaces parisiennes pour oublier tout ça.
terminale : prosélytisme de la différence. mise en application de la théorie gens/non-gens développée précédemment. deux adeptes. volonté d'avoir des relations fortes mais je m'accroche trop. idéalisme plus qu'envahissant qui m'empêche de vivre pleinement toutes les relations humaines que j'ai pu alors avoir. ridicule.
hypokhâgne : première année de vie grégaire. ma vie se résume à mon copain. passage de la dépendance du regard d'autrui en général au regard d'un seul. fusion-passion bancale. distance. je passe ma vie au téléphone à me raccrocher à lui. envie face aux 'bourgeois'. mais premières vraies conversations pas forcément intellectuelles. tentative d'affirmation de soi.
khâgne : année garçons, après l'année précédente passée au sein d'un groupe de filles. début d'année à raccrocher à la précédente. découverte par intermédiaire de la littérature. relations fortes (trop ?). jalousie (bien différente de l'envie éprouvée au paravant). projets qui semblent réalisables. découverte du fait que la différence ne doit pas forcément être revendiquée ; elle se vit.
je me tiens désormais au bord du fossé monstrueux qui sépare la fille de quatorze ans que j'ai pu être de celle que je suis maintenant. les changements ont suivi une courbe exponentielle peut être liée à la proportion de gens intéressants que j'ai rencontré au fur et à mesure des années. j'ai terriblement peur de lui tourner le dos, mais c'est précisement ce qui est en train de se faire sans que je le veuille vraiment. le mécanisme enclenché est impossible à arrêter.
lundi premier concours, pour lequel je n'ai pas fait tout ce que j'aurais du faire, tout ce qu'il fallait faire. je n'aurais de toutes façons pas pu, pas la peine de chercher à réécrire le passé. il faut juste que j'arrive à réussir assez pour pouvoir mettre en pratique ce que j'ai appris de mes erreurs l'an prochain.
je suis à la fois terriblement effrayée et horriblement sereine.
dimanche 11 février 2007
Yes today i feel so old i think that i could die.
Ce n'est pas bien de s'enfuir, ce n'est pas bien de claquer la porte pour se réfugier dans un appartement hors du monde puis face à l'ordinateur avec la musique. Ce n'est pas bien de s'enfuir, parce que c'est renoncer mais parfois il faut le faire. Ce n'est pas renoncer à ses responsabilités que de claquer la porte. Ce n'est pas vraiment s'enfuir de choisir de le faire. Ce n'est pas parce que les gens ne m'aiment pas que je ne les supporte plus, mais parce que j'ai choisi de ne pas les aimer. Il ne faut pas s'abaisser à la médiocrité. Il ne faut pas niveller par le bas. C'est aux autres de s'élever, ou alors ne leur parle pas. C'est un choix.
UN CHOIX
UNE ATTITUDE DE VIE EST UNE VOLONTE.
Il faut choisir de vivre libre. Se libérer des murmures et des messes basses, se libérer du fait d'exister au travers du regard des autres. Seul celui des autres qui comptent est nécessaire. Et encore, il ne faut pas en tomber dépendant. Il ne faut pas s'aliéner, se river aux cils d'un autre et au moindre de ses décrets. Là n'est pas le but, là n'est pas l'essence recherchée. Sans doute faut-il se doter d'une esthétique de vie digne de ce nom, sans doute faudrait-il chercher plus loin ailleurs dans les livres qui s'entassent de ne pas être lus, dans ceux qui attendent feuillets ouverts qu'on les corne parce qu'on pense y avoir trouvé une quelconque réponse. Chercher la réponse ailleurs dans la culture, dans ce que d'autres ont pu dire-penser-éprouver se réfugier loin dans la musique dans une connaissance toujours imparfaite et toujours à chercher et non pas ressasser les mêmes mélodies-harmonies.
samedi 10 février 2007
Les matins de Paris
Avant Paris c'état bien c'était loin. Je mentais à mes parents pour y partir, je parlais à mes voisins dans le train sans connaître toutes les implications du fait de parler à un inconnu, je n'y connaissais rien. Je ne savais pas.
Aujourd'hui je ne sais pas non plus, je sais que lui y sera ce soir pendant que moi je mangerai mes pâtes à la sauce tomate et tenterai tant bien que mal de distribuer mes flyers fluo sous la pluie. Mais après tout qui sera le mieux ? Rentrer dans une telle compétition les meilleures fringues les meilleures mp3 les meilleurs amis. àquoibon.
Cette année la vie a pris une folle tournure, il n'y a pas de déterminisme. Paris est maintenant immense, comme je l'avais sans doute pressenti à l'époque. Paris est immense et la vie aussi. Simplement arrêter d'attendre, arrêter de rêver sur les autres. Je ne bovaryse pas, je projette. Accepter les autres tels qu'ils sont c'est à dire décevants ne plus dépendre d'eux sans pour autant virer à l'inhumanité. Stopper là les contacts humains inutiles, garder les gens beaux, ou tout du moins ceux qui savent rendre la vie belle. Toute parole échangée n'est pas déterminante, chaque conversation ne ménera pas à une nouvelle romance ou à un grand bouleversement.
Le futur n'attend pas au coin de la rue pour me tomber dessus
vendredi 9 février 2007
Faites vos jeux.
(rien ne va plus)
Lundi soir, j'ai fait tomber ma bicyclette sur ma cheville en tentant de tourner la tête élégamment afin de regarder les horaires de la messe du couvent de la côté à pavés (inégaux, spéciale dédicace à l'autre). Et j'ai aussi fait tomber ma personne.
Cette semaine s'annonçait donc sous de mauvais auspices, mais le pire était à venir.
Nous sommes donc vendredi soir, et j'ai réussi à me coincer le dos -oui, comme une vieille- d'où impossibilité de me sortir du lit ce matin, d'où matinée passée à dormir dans la chambre de l'infirmerie avec vue sur les travaux d'où cheveux gras air perdu. J'ai aussi acheté un manteau rouge de mondaine bien trop onéreux pour mes propres moyens, d'où emprunt, d'où culpabilité.
Il y a donc à espérer que demain, j'arriverai à me baisser, ainsi qu'à passer de la position debout à assise où l'inverse sans émettre des grognements de douleur.
(ininterêt total, arrêtons de nous plaindre)
vendredi 2 février 2007
You know that you can do it if you try
Cela doit être la saison des délires fiévreux en ce moment, puisque dix-huit heures de mes deux dernières journées ont été occupées à dormir. Ce n'est guère agréable de se lever à sept heures pour traverser la ville et se recoucher dans un autre lit dix minutes plus loin, même si cela aurait pu l'être dans d'autres circonstances (si cela n'avait pas été l'appartement d'une fille, si je n'avais pas été toute seule dans le lit, si ces heures n'avaient pas été consacrées à un mauvais sommeil peuplé de quasi-hallucinations). Au prix d'un effort pas très surhumain, j'essaye de faire dominer mon corps par un esprit ces temps-ci pas très sain. C'est assez difficile, chaque cigarette me fait jurer que c'est la dernière avant la fin de ma maladie, monter les trois étages qui mènent à ma chambre se fait parfois au prix de vertiges, mais au bout de trois jours cela semble finir par porter ses fruits. Reste à voir si je serai capable de me concentrer cinq heures demain sur la pauvreté urbaine.
Revu celui qui occupait les débuts balbutiants de mes premiers écrits lui dont mon moi de quinze ans avait été complètement folle à lier (et surtout bête, mais ça on ne l'aperçoit qu'avec le recul). Ce que je prenais pour un détachement certain du monde, un regard spécial, un style existentiel bien particulier n'est en fait que de la bêtise pure et simple. Sympathique, puisque je ne l'ai pas envoyé bouler au loin avec les souvenirs de ma vie passée, mais bête quand même. Ce garçon n'a aucun sens des réalités, une vie réduite à son strict minimum (manger/prendre le train/transpirer en cours/baiser/dormir) et me regardait avec des yeux ronds quand je lui expliquait ma volonté de concilier un sommeil minimum et une vie éveillée intéressante.
Recherche d'une esthétique de vie intéressante pertinente
(en cours)