vendredi 28 novembre 2008
it's hard to get back / just upon a smile
sans être au bord du précipice, je suis assez ivre pour écouter cat stevens.
nota bene pour moi même : arrêter les soirées glauques ivre
il y a trois ans, je pouvais espérer découvrir des grandes-vérités-sur-le-monde-one-night-stand dans cet état, mais cette 'grâce' a disparu.
penser à me satisfaire (au moins un peu) de ce que j'ai
toutes les filles mal dans leur peau passent par une période je-montre-mes-jambes
il faudrait penser à en sortir
je n'ai pas une vie difficile, j'aime compliquer les choses
penser au futur : autre chose que 'le monde se sera désintégré avant que j'ai à passer une agrégation qui n'en est plus une'
arrêter de voir le téléphone et les autres comme un moyen d'échapper à une solitude qui se révèle plutôt insupportable, malgré ses bons côtés.
you know I've seen a lot of what the world can do
and it's breaking my heart in two
cause I never wanna see you sad, girl
don't be a bad girl
mardi 25 novembre 2008
the end's not near
ici, il y avait quelque chose sur l'atroce condition de 'future-élite-de-la-nation' entourée de gens au choix fondamentalement inintéressants / torturés par le démon du théâtre / pourfendeurs de la post modernité en mode autruche, mais firefox a cessé de fonctionner et je me rends un peu compte qu'il ne s'agit pas de tracer -ici ou autre part- des grandes lignes si c'est pour ne pas les suivre.
dont acte.
sinon, mon amoureux me manque atrocement, et le téléphone n'est pas une solution.
poor little girl
dimanche 9 novembre 2008
résultat des courses
bilan de la semaine
financier : déplorable
moral : en dents de scie
scolaire : à l'abandon
social : +. quelques gens intéressants découverts
technique : guère reluisant
santé : assez désastreux (penser à CHAUFFER l'appartement pour éviter que la bronchite ne devienne chronique)
musical : ++
sentimental : légèrement meilleur
alcoolisé : légèrement trop
le chocolat du dimanche soir est un péché auquel je n'avais pas sacrifié depuis longtemps.
j'en suis réduite à noter sans relâche les choses à faire (et même les plus insignifiantes : acheter des clémentines) pour être sûre d'y consacrer un peu de temps. néanmoins, plus j'en écris, et moins les mails de type administratif ne me paraissent insurmontables.
appréciation :
poursuivez ainsi. ne relâchez pas vos efforts.
mercredi 5 novembre 2008
tu peux sourire charmante elvire
prise de notes.
octobre est fini, loin, on oublie.
ce mois me pose vraiment problème
on n'oublie pas ses bonnes résolutions de la toussaint : réfléchir de manière AUTRE, enfin au moins mesurer mes limites pour pouvoir faire quelque chose. faire du vélo. gérer mes comptes. arrêter de ressasser.
n'empêche que c'est absolument fou, cette capacité à bovaryser/messianiser sur -pas n'importe lequel mais presque- garçon.
vendredi 17 octobre 2008
dans tes yeux
se remettre à lire. pas forcément des choses intellectuelles, des romans, des bons romans et ceux que j'ai déjà lu ne comptent pas.
se remettre à 'écouter' ou plutôt à chercher de la musique. ne plus se lover comme depuis un an et demi dans la même routine ronronnante (compter environ quarante titres par mois qui tournent en boucle, sans liaison thématique plus forte que mon état intérieur et ma capacité à m'y projeter - le problème, c'est qu'en ce moment ils reviennent, et je n'ai pas forcément envie de replonger dans l'état-qui-était-le-mien-il-y-a-six-mois)
écouter des albums en entier
enfin écouter tous mes vinyles
écouter un opéra
j'en ai marre des débuts d'année, cela fait la cinquième de suite où villes nouvelles, gens nouveaux, nécessité d'étudier d'abord le comportement social de ceux qui m'entourent avant de choisir en passant forcément par des erreurs et des moments de paranoïa intense.
déception immense face à une population avec laquelle de toutes façons c'était prévu. cependant j'espérerai un peu plus (avoir une réelle conversation, qui ne repose pas sur les soucis techniques d'une association à faire rouler, ni sur les d'où viens-tu = bonne ou mauvaise prépa ?)
difficile aussi de se retrouver dans un lit avec quelqu'un pour qui tout -les livres, la poésie, la réflexion, les CONCEPTS (mondieumondieumondieu)- est facile et accessible, du moins dans ma construction mentale.
SE REMETTRE A LIRE<
le reste suivra
mais pourquoi faire du cinéma
fillette allons regarde-moi
et vois les rides qui nous séparent
à quoi bon jouer la comédie
du vieil amant qui rajeunit
toi même ferais semblant d'y croire
vraiment de quoi aurions nous l'air
lundi 25 août 2008
yeti mood
I know I should get next to you
You got a look that makes me think you're cool
But it's just sexual attraction
Not something real so I'd rather keep wackin'
Weezer - Why Bother
de toutes façons, ce n'est pas vrai.
se mettre à écrire ici ne correspond pas forcément à des moments de crise intense mais plutôt d'ennui profond, qui ne valent pas forcément comme moments d'angoisse existentielle (adjectif beaucoup trop présent).
état des lieux :
pour l'instant faille spatio temporelle. partagée entre un chez moi qui a une existence réelle (même si je ne suis pas tout à fait sûre de son existence postale) que je rejoins dimanche prochain pour une plongée dans l'inconnu et un chez mes parents qui se réduit à ma chambre puisque faire un pas implique de réveiller toute la maison. ce fut l'été de la dernière révolte, l'adolescence était loin d'être terminée. néanmoins, j'ai obtenu ce que je voulais (mais à quel prix pour eux -un énorme découvert). j'aurais aimé qu'ils soient un peu plus adultes avec l'argent.
le retour à la vraie vie se fait difficilement, je souffre d'une maladie qui n'est guère originale, difficultés à renouer avec ce qu'on a idéalisé à cause de la coupure et qui n'a sans doute jamais existé. ne plus avoir d'épée de Damoclès c'est embêtant. un peu comme les gens gros qui s'imaginent que leur vie va changer lorsqu'ils seront minces. j'ai gagné, j'ai réussi, j'ai vaincu le grand méchant concours, cela n'a ni réglé mes problèmes avec les gens en général et avec mes parents en particulier -même si ça va pouvoir m'aider. mais sur le long terme. ma vie ne changera pas au premier septembre. de plus, tout ça risque de m'obliger bientôt à faire face à mes paradoxes - je vais devenir fonctionnaire. pourquoi. comment. et surtout, rembourser six ans à l'Etat.
je projette dans Flaubert, j'ai des rêves d'adultère pertubés et pertubants. hésitant à franchir le pas, je compose avec moi même d'une manière qui en temps normal devrait me révulser. mes dix huit ans, l'année des compromis ?
Why bother? it's gonna hurt me
It's gonna kill when you desert me
This happened to me twice before
It won't happen to me anymore
ça m'embête de penser ça là maintenant. tout a commencé trop bizarrement et trop inégalement (et dire qu'il s'agit de mon conseil absolu en mode conseillère conjugale : NE JAMAIS quand le garçon est trop amoureux et toi pas). ce n'est pas forcément rédhibitoire, simplement il faut changer maintenant. tout en sachant que dans une semaine, je renoue par la force des choses et par ce qui au fond, peut apparaître à la fois comme une épreuve de la vocation (est-ce que je veux vraiment faire de et dans la littérature) et une stratégie réussie d'évitement (terme qui n'est sans doute pas français - trop difficile de mener une vie d'étudiante fauchée quand on est trop névrosée sur ce qui est de l'apparence et de la consommation -alors pourquoi se marier avec un communiste ?) -le bout de la phrase arrive enfin- avec le grand méchant monstre de la relation à distance. flippant.
Why do we sickly destroy stories we built
Why do we spoil love that we tought we believed in ?
Venus - Love and loss
Néanmoins cette fois-ci, je n'ai pas de pulsions auto-destructrices clairement définies. Il est très fort, puisqu'il arrive à canaliser toutes mes propensions à l'obsession sans avoir pour autant envie de partir en courant. Pourtant, j'ai pleuré, j'ai tempêté, suis passée par des phases de rejet assez fortes. Peut être qu'il est trop toujours là. même si je suis positivement chiante (non, je ne dis pas ça par fausse modestie). mais là, tout est trop installé. ma capacité à embêter est neutralisée par une patience infinie, ce qui permet de guérir les symptômes mais ne s'attaque pas au fond du problème.
tout ça a mûri sans avoir beaucoup évolué.
vendredi 7 mars 2008
apply some pleasure
état physique : assez déplorable. absence de balance mais je sens bien que vie sédentaire+compensation par la nourriture (de préférence sucrée) n'arrangent pas mes affaires. malgré mon jogging mensuel, je ne comprends pas.
état mental : un peu mieux. dernière ligne droite, un peu plus d'un mois et demi et je suis libérée de l'histoire, de la géographie, de l'anglais et de la philosophie. moments de non-concentration donnent lieu à des rêveries honteuses avec beaucoup de musique et beaucoup d'alcool.
état des lieux : domicile familial vide. chats profondément neurasthéniques et réglés comme des horloges. tous les jours, réveillée par un irrépressible besoin de compagnie de la part d'un quadrupède stupide. absence de bureau, absence de lit digne de ce nom. plus que deux jours. faire preuve de stoïcisme. relations plus d'idylliques au vu des précédents séjours.
état du myocarde : plus que bon. surprenant non ?
vendredi 25 janvier 2008
salus populi suprema lex esto
je suis actuellement en train de traduire un livre d'histoire anglaise du XVIe de l'anglais vers le français parce qu'arriver à onze heures et demie dans la file d'attente d'une bibliothèque qui ouvre à douze ne suffit pas pour acquérir le sacro-saint graal des étudiants en histoire que deviennent parfois les khâgneux, le seul livre complet mais pas trop sur le sujet, qui évidemment n'est plus édité depuis -au bas mot- cinq ou six ans.
ma vie est pour l'instant faite en majorité de telles absurdités mais cela ne signifie pas pour autant que la vie est absurde, ça je m'en rappelle quand je tombe par hasard sur les liens mis en mémoire dans firefox pour les jours où j'aurais du temps (i.e. à consacrer à autre chose qu'à la littérature, l'Inde, ou l'Angleterre des Tudors) avec en vrac les albums sortis depuis juillet qu'il faudra que je découvre tous en même temps l'été prochain, la littérature post-moderne américaine, les vraies bandes dessinées; la poésie contemporaine d'un point de vue autre que scolaire, les livres en général et pas seulement ceux imposés par le programme, entre autres. Acquérir le statut envié de normalienne n'est pas une panacée, mais arrangerait bien mes affaires pour les prochaines années d'où les sacrifices pratiqués au premier semestre et d'où LE sacrifice final qui devrait s'opérer d'ici peu, celui de (presque) toute vie sociale sur un autel de la khâgne dont la représentation iconographique est encore à déterminer. il implique nécessairement une certaine atténuation de mon mode de pensée habituel, qui prend actuellement des vacances et reviendra en juin (le pire) ou en juillet (le mieux) prochain.
d'ici là, mise en veille.
jeudi 1 novembre 2007
une chanson qui te ressemblerait
j'ai ressorti mon cd de william sheller, j'ai neuf ans et demi, ma première chaîne stéréo et déjà je n'écoute pas l'album en entier.
je triche avec itunes, il faut l'avouer, je laisse les cds tourner pendant que je me douche, ou alors j'avance la chanson jusqu'aux deux dernières secondes pour qu'elle soit comptée comme écoutée.
je ne sais pas trop où j'en suis (comme d'habitude), mais on peut difficilement faire mieux pour l'instant, il faut juste apprendre à être forte, ça va être noël, alors les rues seront pleines de peluches qui marchent toutes seules et de vendeurs à la sauvette et les peluches qui marchent toutes seules me font pleurer. il s'agit un peu d'éviter ça. en ce début d'année scolaire j'ai appris -à peu près- à travailler plus que quand ça me chante ou quand je trouve que les copies doubles me vont bien. et les gens inintéressants qui me submergent me font beaucoup moins d'effets que les peluches à piles.
we can work it out
et déjà, je vais me séparer de mes cheveux. mes oreilles vont découvrir le froid, et dans le pire des cas, ils ne mettront qu'un ou deux ans à repousser.
mercredi 29 août 2007
carry that weight
je n'ai envie que de noir et de gris et mon ordinateur s'éteint lentement entre mes mains au fur et à mesure que je lui demande des choses aussi impossibles que deux logiciels ouverts en même temps, créant des remixes étranges des chansons à l'écoute. tout ça induit naturellement que je le délaisse un peu, à mon grand dam.
je n'ai pas lu un livre qui m'intéresse réellement depuis juin et tente tant bien que mal de venir à bout de montesquieu. oui, je suis une pauvre petite étudiante en lettres.
l'ennui du domicile familial m'assaille chaque jour un peu plus mais je me force à faire l'ermite et à ne pas aller errer entre boutiques et cinéma ; sinon je ne serai qu'encore moins prête.
je n'ai jamais eu aussi envie de retourner à l'école, même si je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. j'ai beaucoup de mal à être tolérante avec ma propre famille, il faudrait laisser couler mais je ne m'en sens pas capable. je rêve de silence, de calme (de luxe, de volupté tout ça)
plus de bruit, mais de la nouvelle musique qui n'arrivera pas cette semaine, au vu de l'état de mon matériel informatique.
je rêve